Zlatan
Ibrahimovic, Maxwell Scherrer et Blaise Matuidi se déplacent à Bordeaux
le 13 septembre avec l'Europe en tête. | AP/FRANÇOIS MORI
A quatre jours de son entrée en lice en Ligue des champions, le Paris-Saint-Germain devrait fairetourner son effectif vendredi 13 septembre à Bordeaux en match avancé de la 5e journée. L'occasion de prendre,
au moins provisoirement, la tête de la L1. Le casse-tête de Laurent
Blanc n'est pas simple. Et pour la première fois depuis le début de la
saison, il concerne moins l'aspect du jeu que la gestion des forces en
présence.
Après une pause d'une dizaine de jours consécutifs aux
qualifications pour le Mondial 2014 qui ont concerné 10 de ses
internationaux, le PSG entame en Gironde un marathon de sept matchs à disputer en vingt-trois jours. "Avec cette série qui débute à Bordeaux, on sera obligé de fairetourner l'effectif", a prévenu Laurent Blanc, qui n'avait pas encore récupéré tous ses joueurs au Camp des loges, rebaptisé Centre d'entraînement Ooredoo, du nom d'une société d'un opérateur qatari. Manquait à l'appel Edinson Cavani, qui ne devrait rejoindre le groupe parisien "que vendredi, directement à Bordeaux" à quelques heures à peine du match (20 h 30). LE MALHEUR DES UNS FAIT LE BONHEUR DU BANC
Le contexte pourrait donc profiter à Lucas Digne, encore inutilisé en ce début de saison et qui "peut avoir sa chance", selon Blanc. Marquinhos, lui, est rétabli d'une blessure derrière une cuisse, mais l'entraîneur parisien ne le juge pas "prêt pour jouer quatre-vingt-dix minutes" et pourrait lui préférer Zoumana Camara pour épauler Alex en défense centrale.
Compte tenu des forfaits de Jérémy Ménez (calcul rénal) et
Javier Pastore (cuisse), le Brésilien Lucas, qui n'a joué que trois
minutes avec la Seleção contre le Portugal (3-1), pourrait être relancé côté droit. La dernière inconnue de taille concerne l'attaque, où Zlatan Ibrahimovic pourrait se retrouver esseulé, sans Ezequiel Lavezzi, forfait, et alors que Cavani descendra de l'avion. Une aubaine à saisir peut-être pour le jeune Hervin Ongenda. "Il faut se préparer à toutes les possibilités, quitte à rechanger le système, a ajouté Blanc qui a pour l'heure alterné entre le 4-4-2 et le 4-3-3. C'est à ça que notre effectif de qualité doit servir." UNE SEULE VICTOIRE PARISIENNE À CHABAN-DELMAS
Contre Bordeaux, un club qu'il connaît bien pour avoir été à sa tête durant trois saisons avec un titre
de champion à la clé (2009), Blanc espère surtout que ses joueurs ne
prendront pas à la légère une équipe qu'ils ont battue cet été lors du
Trophée des champions (2-1). "Il faudra avoir à Bordeaux la même motivation que contre l'Olympiakos",
a prévenu l'entraîneur parisien, qui sait que ces sept dernières
saisons le PSG n'a marqué que 2 buts en L1 à Chaban-Delmas, pour une
seule victoire, en 2012-2013 (1-0, but d'Ibrahimovic). "J'espère que les joueurs n'auront pas oublié qu'entre les matchs de C1 il y en a de L1 à jouer",
a-t-il encore insisté, conscient de l'impact bénéfique qu'aurait un
succès en Gironde, ne serait-ce que sur le classement, où le PSG
mettrait la pression sur ses rivaux. Surtout, avec une série bien
commencée, les Parisiens pourraient aborder en toute confiance les rendez-vous d'ores et déjà marqués au surligneur, dont notamment les réceptions de Monaco (22 septembre) et de Benfica, son plus sérieux rival en C1 (2 octobre), et le déplacement à Marseille au Vélodrome (6 octobre).
John
Kerry et Sergueï Lavrov, le 12 septembre à Genève, lors de l'ouverture
des négociations sur le démantèlement des armes chimiques syriennes. |
AP/Larry Downing
Dès l'ouverture des négociations entre la Russie
et les Etats-Unis sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien,
jeudi 12 septembre à Genève, le ton a été à l'affrontement. D'entrée de
jeu, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, s'est montré offensif :
"Le président Obama a clairement fait savoir qu'en cas d'échec de la diplomatie, la force pourrait être nécessaire pour dissuader Assad de recourir à ces armes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en présence de son homologue russe, Sergueï Lavrov. "Nous partons du principe que le règlement de ce problème rendra toute frappe contre la république arabe syrienne inutile", a rétorqué ce dernier.
Et alors que Sergueï Lavrov affichait l'espoir de régler ce contentieux pendant la réunion de Genève, prévue sur deux jours, John Kerry n'a pas cherché à cacher son scepticisme : "Vous voulez que je vous croie sur parole ? C'est un peu tôt pour cela"...
Peu avant l'ouverture de ces négociations, la Syrie avait fort opportunément annoncé son adhésion à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), ce qui suppose de fournir
un inventaire de son arsenal dans les trente jours. Un revirement
spectaculaire alors qu'il y a quelques jours encore, Damas refusait de
reconnaître la possession de telles armes. Bachar Al-Assad a
publiquement confirmé cette volte-face dans un entretien à une
télévision russe, en soulignant qu'il en attendait une contrepartie.
Washington, a-t-il dit, doit renoncer à "sa politique menaçante vis-à-vis de la Syrie". "DÉCLARATIONS DU POUVOIR SYRIEN INSUFFISANTES"
Commentant cette initiative, John Kerry a estimé que "les déclarations du pouvoir syrien ne sont pas suffisantes" et a souligné que l'armée américaine "maintient la pression sur le régime syrien". La mise sous tutelle des armes chimiques syriennes, a-t-il insisté, doit être "réelle, complète et vérifiable" et "il doit y avoir des conséquences si elle n'a pas lieu".
On peut difficilement faire
plus rude comme entrée en matière. La suite s'annonce aussi
conflictuelle, car la feuille de route de la Russie, dévoilée jeudi
matin par le quotidien moscovite Kommersant, est aux antipodes
des attentes américaines et françaises. Selon cette version, le plan
russe de contrôle des armes chimiques en Syrie comprend quatre étapes :
l'adhésion de Damas à l'Organisation pour l'interdiction des armes
chimiques (OIAC), la localisation de son arsenal et des sites de
fabrication, l'autorisation d'inspection de ces dispositifs par des
représentants de l'OIAC et la destruction de ces armes sous l'égide de
l'OIAC.
Autrement dit, ce plan est nettement en deçà du projet de résolution
déposé à l'ONU par la France, dont les grandes lignes ont été dévoilées,
mardi, par Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères.
Aucune référence dans le projet russe au chapitre VII de la charte des
Nations unies, qui autorise un recours à la force en cas de manquements
aux obligations. Il est beaucoup plus flexible sur les modalités
d'application d'un contrôle international et ne mentionne pas de sanctions s'il y a violation des engagements. Il s'agit donc d'obtenir l'onction de l'ONU, sans les contraintes. BATAILLE DE LA FORMULATION
Cette subtile bataille de la formulation est au cœur de "la partie de judo" qui s'ouvre avec la Russie, remarque un diplomate français. D'entrée de jeu, la France a voulu donner un cadre strict et vérifiable à ces négociations, qui s'annoncent tortueuses. "Dans notre résolution , nous disons que, évidemment, il faut qu'il y ait punition", a insisté Laurent Fabius, jeudi sur RTL. "Il faut prendre les gens au mot et ne pas se laisserprendre par les mots", a insisté le chef de la diplomatie française.
Au vu de ces premiers éléments, un conseiller de l'Elysée estime que "le plan russe n'est, à ce stade, pas très développé". Et d'affirmer :
"Compte tenu de la faible coopération du régime syrien et de sa
capacité de dissimulation, il faut un dispositif plus robuste, avec un
calendrier précis, des contraintes et des sanctions." Sans cela, poursuit-il, "c'est
le syndrome iranien qui guette : il a fallu plus de dix ans de
négociations, et plusieurs dispositifs de sanctions de l'ONU, pour amener Téhéran à coopérer". En clair, si le cadre n'est pas verrouillé, les Occidentaux risquent de se faire mener en bateau.
Le premier ministre turc a été plus direct. Il a ouvertement accusé, jeudi à Istanbul, Moscou et Damas de jouer la montre. "Le régime syrien n'a jusqu'ici respecté aucun de ses engagements et a trahi toutes ses promesses, a déclaré Recep Tayyip Erdogan. C'est comme cela qu'il a gagné du temps et qu'il continue de gagner du temps pour pouvoircommettre de nouveaux massacres." MENACES DE LA RUSSIE
Même crainte du côté de l'opposition syrienne. Elle redoute un
enlisement volontaire des négociations qui serviraient d'écran de fumée.
Pendant que l'attention du monde sera focalisée sur le dossier
chimique, l'armée pourra poursuivre
ses offensives en position de force, sachant que le régime de Bachar
Al-Assad sera légitimé dans son rôle d'interlocuteur incontournable
pendant les pourparlers.
Quelques heures avant le début de la rencontre de Genève, la Russie avait fait monter
les enchères, en faisant fuiter des menaces dans la presse, selon
lesquelles le président Vladimir Poutine aurait l'intention de proposer la fourniture de missiles antiaériens S300 à l'Iran, lors de sa rencontre, vendredi, avec le président iranien, Hassan Rohani, au Kirghizistan.
Ce contrat avait été annulé en 2010 par la Russie à la suite de nouvelles sanctions de l'ONU contre la République islamique. Le remettre, aujourd'hui, à l'ordre du jour est une façon de lier
la crise syrienne aux négociations sur le nucléaire iranien. Un
donnant-donnant que les Occidentaux tentent à tout prix d'éviter. Or,
plus les négociations sur le dispositif chimique syrien se prolongeront,
plus le programme nucléaire iranien sera avancé. Et plus il sera difficile de le fairereculer.
Dans l'immédiat, la prochaine étape de la bataille diplomatique
autour de la Syrie interviendra avec la remise du rapport des
inspecteurs de la mission de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août,
dans la banlieue de Damas. Il est attendu pour lundi et permettra de "repositionner le débat, relève un diplomate français, car l'accent sera à nouveau mis sur le massacre chimique qui est cœur de la mobilisation occidentale".
Côte d’Ivoire/Murielle Ahouré : « Je ne changerai pas de nationalité »
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Murielle Ahouré a foulé pour la première fois, hier
lundi, le sol ivoirien depuis ses exploits aux mondiaux de Moscou au
mois d’août. Accueillie dans la ferveur populaire à sa descente d’avion,
la fléchette ivoirienne n’a pas pu contenir sa joie.
«Je suis contente de ce que j’ai réalisé à mon premier championnat du
Monde. Surtout après la petite déception des J.O- 2012. Je suis
aujourd’hui la première africaine, vice champion de l’épreuve reine de
l’Athlétisme, le 100 m. Ensuite, je suis revenue deux jours plus tard,
pour finir encore 2è au 200 m. C’est extraordinaire et je suis fière de
mes performances. Je suis contente de ce que j’ai accompli et contente
pour l’accueil réservé par mes compatriotes. Je remercie tout mes
compatriotes», à déclaré Ahouré en conférence de presse, rapporte
sport-ivoire.ci.
La vice – championne du monde des 100 m et 200 m a ensuite rassuré
ses compatriotes qu’elle ne changerait pas de nationalité en raison de
son amour pour le pays. « Je coure pour mon pays, la Côte d’Ivoire. C’est le choix naturel que j’ai fais. Je ne changerai pas de nationalité
», a – t – elle tranché. Par ailleurs Murielle ne compte pas s’arrêter
là. Elle ambitionne offrir la médaille d’or à la Côte d’Ivoire aux Jeux
Olympiques de 2016 au Brésil. « Triompher aux prochains J.O est mon objectif. Je
me battrai pour remporter au moins une médaille d’Or pour toute la Côte
d’Ivoire. Je travaille dure pour y arriver. Avec l’aide de Dieu, je
vais atteindre cet objectif », a promis la nièce du Général Mathias
Doué.